Éditorial par Les Périphériques vous parlent
Seules les pratiques culturelles nouvelles pourront modifier profondément les pratiques politiques.
Danse des corps, tonte des moutons par Les Périphériques vous parlent
Décembre 1995. Un travail photographique à partir du un/un parcourt toutes les pages droites du n° 4 des Périphériques. Le un/un est un principe développé par l’équipe de Génération Chaos pour Musique/Danse Overflow. Il n’a pas pour finalité une chorégraphie ; c’est un dialogue.
Les Fora des Villages du Monde par Johanna Bouchardeau
Une proposition du Groupe de Lisbonne, du Forum Civique Européen et du journal Les périphériques vous parlent avec le parrainage de la Mairie de Saint-Denis, de l’Université de Paris 8 Saint-Denis et du Monde Diplomatique
De l’éducation aux capacités à construire son devenir... par Fahrid Bensikhaled
Le travail d’éducateur ne consiste certainement pas à intégrer des jeunes à un monde qui produit de l’exclusion.
Quelle Université pour aujourd’hui, demain et après-demain ? par Olivier Voirol
Un pôle de résistance quelque part en Suisse
L’entreprise rebelle Entretien avec Didier Livio
L’entreprise peut-elle continuer à jouer sa partie contre la société au risque des pires régressions sociales ? Pour Didier Livio* l’entreprise de demain ne peut plus se dérober à ses responsabilités politiques : réponse radicale à l’économisme de la part d’un jeune dirigeant qui considère l’économie comme “un moyen”.
Les sentiers de la gloire par Federica Bertelli
Une pensée, un art, une philosophie, rassasiés de désir, finissent par se perdre à force de ne plus vouloir se chercher. L’inspiration, “c’est ce point pur où elle manque”, dit Mallarmé. Par là, la question du souffle précède celle du sens. Or, à manquer de souffle, à s’abandonner aux paradis artificiels de la pensée unique, l’art et la philosophie ayant alors désappris à se risquer dans les hors-champ de l’image et du texte, ouvrent la voie à l’anti-humain.
Commerce des dissidences par Christopher Yggdre
Il y a maintenant six mois que nous avons reçu le texte de Javier Elorriaga, et pour nous, il n’a rien perdu de sa pertinence. Cet article était destiné à être lu lors d’un débat public à Paris au début du mois de novembre 1996.
Que fait un Zapatiste en France ? par Javier Elorriaga
Que fait une armée qui parle de paix ? Pourquoi les gens applaudissent quand un zapatiste répond qu’il ne sait pas quoi faire, qu’il n’a ni programme, ni ligne définie, ni d’idée préconçue ? Pourquoi ne croient-ils pas que cela n’est que pure démagogie et simple discours ? Parce que le zapatisme ne sépare pas le discours de la pratique.
Et si nous dansions ! par Jil Valhodiia
Résister, danser, penser. Danser se paye du sang des luttes pour la dignité qui s’expriment par le détour et la ruse des corps, partout où les hommes sont asservis.
Sortir de la compétitivité : la mise en jeu de l’ordre du féminin par Cristina Bertelli
Le double sens du mot compétitivité, chercher ensemble selon l’étymologie latine, ou éliminer le concurrent selon la conception économiste moderne, nous évoque Janus, le Dieu aux deux visages tournés vers des directions opposées. Ces deux sens peuvent peut-être nous permettre de comprendre ce qu’il en est aujourd’hui du féminin et du masculin. Non pour ressusciter un clivage destiné à alimenter “la guerre des sexes”, mais au contraire pour rendre visible des modes de penser et de comportement spécifiques, des systèmes de représentation souvent inconscients, incrustés tout autant dans les mœurs sociales que dans les pratiques politiques.
Devenir amoureux ? par François Bouchardeau
“Je citerai beaucoup.” (Guy Debord, Panégyrique)
“Quelque chose qui n’est pas une chose, une res, est en train de changer dans la configuration du monde. Un chemin nous fait signe, mais il n’est pas aisé de le prendre, car il se tient à la limite de l’impraticable.” (Kostas Axelos, Lettres à un jeune penseur)
Défricher de nouveaux possibles par l’Association Rhizome
Lors de la manifestation des États du Devenir en novembre dernier, une initiative en gestation avait été longuement présentée et débattue. Depuis, l’association Rhizome a été créée. Elle parie sur le long terme. Traversière et buissonnière, elle se veut un outil de revendication, d’analyse politique et de débat, contre vents libéraux et marées compétitives, les actions sur le “terrain social” relevant trop souvent du bricolage de l’immédiat soumis à l’urgence sans cesse renouvelée
Solitude, sorcellerie, lutte Entretien avec Honoré Rabekoto
Que faire face à la mondialisation du libéralisme, à l’alliance mondiale des néo-libéraux et ultra-libéraux ? Une mondialisation des résistances, une coopération entre tous ceux qui aspirent à autre chose qu’à une société mondiale partout semblable, façonnée par les mots d’ordre de la compétitivité et de la rentabilité avant tout. La fraternité ne se décrète pas, elle s’invente, elle implique un long travail d’écoute. À Madagascar les mots nature, respect, ancien, mort ont un sens coutumier et opératoire. C’est à cette approche que Les périphériques voudraient inviter le lecteur dans le cadre de cet entretien avec Honoré Rabekoto de Madagascar, réalisé quelques semaines après l’avoir connu. |