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	<title>LES PERIPHERIQUES VOUS PARLENT</title>
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		<title>Solo</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile ROMA</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je voudrais parler de l'esprit de comp&#233;tition dans les concerts.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lesperipheriques.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je voudrais parler de l'esprit de comp&#233;tition dans les concerts. Il s'agit d'un morceau : il y a un guitariste, un batteur percussionniste, un pianiste et une chanteuse. Ils sont donc quatre, ils jouent ensemble. Ensemble dans le sens o&#249; ils sont regroup&#233;s sur le petit espace de la sc&#232;ne. Le morceau commence, les percussions et la guitare jouent le m&#234;me th&#232;me sur des octaves diff&#233;rentes et sont rythmiquement ensemble. D&#233;j&#224; le clavier se distancie compl&#232;tement, la chanteuse part loin et dans les hauteurs, elle a ferm&#233; les yeux ; elle m'a ferm&#233; les yeux. J'ai devant moi une femme qui chante sur la sc&#232;ne pour elle toute seule. Je reviens au guitariste qui lui aussi a ferm&#233; les yeux et sourit de mani&#232;re complaisante &#224; son pote le percussionniste. Le pianiste reste &#224; l'&#233;cart, jetant de courts regards &#224; ses potes. La femme reste seule devant la sc&#232;ne toujours les yeux ferm&#233;s, commen&#231;ant &#224; sourire, satisfaite par les claquements de main r&#233;guliers du public. Ce dernier appr&#233;cie beaucoup l'exotisme, surtout assis le cul dans un si&#232;ge en buvant des spiritueux. Maintenant que tout le monde a bien compris le truc, on va partir dans les solos. D'abord la guitare, alors l&#224; il s'en va tr&#232;s loin tout seul, lui aussi accompagn&#233; &#224; distance des sourires d&#233;j&#224; &#171; bien entendus &#187; de ses potes et du public, fin du solo, il revient sur terre, &#171; c'est &#231;a les artistes &#187; pense le public. Alors c'est le tour du pianiste qui se met au saxophone. M&#234;me expression que son pote le guitariste, m&#234;me gigotement du haut vers le bas, grima&#231;ant d'une jouissance factice, cent mille fois rab&#226;ch&#233;e. La chanteuse s'y met &#233;galement. Le percussionniste doit se demander comment il va faire pour se d&#233;marquer... &#199;a va, il est rassur&#233;, il sait qu'il a des objets, des instruments tellement diff&#233;rents des autres que c'est du tout cuit. Il fait son solo. Tout le monde est content, applaudit et allume une cigarette. De quoi je parle ? Je parle du show business ambiant, qu'il soit sur les grandes sc&#232;nes aussi bien que dans les rues, dans les &#233;coles, dans les facult&#233;s, dans les magasins... Cette absence de volont&#233; de s'adresser &#224; l'autre, pour l'autre ; cet insupportable &#171; nombrilisme &#187;, que l'on rencontre partout o&#249; &#171; &#231;a s'exprime &#187; et qui consiste &#224; faire croire &#224; ceux qui regardent dire, ou faire, que l'adresse leur est g&#233;n&#233;reusement offerte par leur humble &#233;metteur. Ce qu'on en retient, c'est effectivement que c'est &#171; g&#233;n&#233;reusement offert &#187; par le plus ou moins humble serviteur (&#233;metteur) et que cela doit &#234;tre tr&#232;s satisfaisant. Qu'est-ce que cela me dit ? Rien de plus que ce que je viens d'&#233;crire, c'est-&#224;-dire que s'expose devant moi quelqu'un qui s'expose : rien de plus que ce qu'il est, au naturel, sauf que l&#224;, il s'expose. Il ne se soucie pas tellement de moi : et moi je me retrouve dans la situation de regarder ce qui passe sous mes yeux comme je regarderais les fen&#234;tres &#233;clair&#233;es des appartements d'en face, interpr&#233;tant &#224; loisir ce qui ne se joue pas pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;COUPER LA POIRE EN DEUX&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent selon l'INSEE, la situation relative des jeunes s'est constamment d&#233;grad&#233;e depuis 1970. Le mouvement a &#233;t&#233; particuli&#232;rement net entre 1987 et 1994. Alors que dans les ann&#233;es 70, le niveau de vie des moins de trente ans &#233;tait comparable &#224; celui des quarante/soixante ans, il est aujourd'hui en moyenne, le plus bas de toutes les g&#233;n&#233;rations. Depuis 1975, les jeunes n'ont pas profit&#233; de la croissance globale du revenu des m&#233;nages. Ils ont en revanche &#233;t&#233; les principales victimes de la crise, du ch&#244;mage et de la pr&#233;carisation de l'emploi. La pauvret&#233; s'est largement r&#233;pandue parmi eux.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
(Le Monde, vendredi 25 ao&#251;t 1995)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous le cul des m&#233;nag&#232;res que notre grand pays entend garder au chaud et au calme l'avenir. &#034;Colette Codaccioni, ardente crois&#233;e des valeurs et nouveau ministre de la Solidarit&#233; entre les g&#233;n&#233;rations, s'appr&#234;te &#224; mener une r&#233;forme de la politique familiale. Derri&#232;re ce qui en devrait &#234;tre le fer de lance : &#171; l'Allocation parentale de libre choix &#187;, (APLC) se profile le salaire maternel et tous ses effets pervers.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
(Lib&#233;ration, vendredi 2 juin 1995) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La solidarit&#233; entre les g&#233;n&#233;rations&#034; va nettoyer les rues de toutes ces &#034;vues&#034; f&#233;minines et ces turbulences juv&#233;niles qui en co&#251;tent au porte-monnaie et &#224; l'orgueil du bon ordre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Finalement, il n'y a aucune diff&#233;rence entre le voyeur et le spectateur : tous deux saisissent des choses qu'ils choisissent comme pourrait le faire celui qui commande une pizza. Il n'y a pas d'&#233;change. Pourtant, l'id&#233;e que l'on se fait de dire ce que l'on a &#224; dire semble aller de soi. Mais &#224; qui s'adresse-t-on ? Dans quel but ? Les premi&#232;res ann&#233;es d'&#233;cole me renseignent beaucoup : la ma&#238;tresse s'adresse &#224; de jeunes enfants, aujourd'hui, je me demande ce que son exp&#233;rience lui laisse croire sur ce qu'ils sont et sur la mani&#232;re dont elle leur parle. Et ces jeunes enfants, qu'en est-il de leur adresse ? Je me souviens qu'il y avait un consensus qui faisait que mes camarades de classe r&#233;pondaient quand ils savaient ce qu'on attendait d'eux et si ce n'&#233;tait pas ce que l'on attendait, on ne nous donnait pas d'image, donc renvoy&#233;s au n&#233;ant, l'image &#233;tant dans les petites classes le reflet de l'enfant sage, reconnu, soumis. On apprend donc tr&#232;s vite &#224; dire ce que l'on veut nous entendre dire, et &#224; ne pas faire ce que cela pourrait faire dire : finalement, on en arrive tr&#232;s rapidement &#224; ne plus s'occuper que de l'id&#233;e que l'on se fait de soi en train de dire. C'est ce que j'ai pu observer au lyc&#233;e. Je cherchais &#224; me confondre avec les autres filles : que ce soit par les v&#234;tements, l'attitude, mais cela ne durait jamais tr&#232;s longtemps et alors, je retrouvais quelqu'un qui se demandait qui elle &#233;tait et pourquoi elle avait tellement pr&#233;f&#233;r&#233; &#234;tre une autre. Je remarquais qu'en m'adressant &#224; des gens proches, j'&#233;tais prise dans ce que je voulais dire, je m'oubliais un instant, le temps de dire. Aussit&#244;t apr&#232;s, j'avais la d&#233;sagr&#233;able impression d'avoir fait d&#233;border quelque chose de trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard, j'entrais &#224; l'&#201;cole des Beaux-arts : c'est la m&#234;me chose que je retrouve, des professeurs-professeurs qui parlent de leurs connaissances absolues &#224; des &#233;tudiants-&#233;tudiants, des artistes qui parlent de l'id&#233;e qu'ils se font d'eux-m&#234;mes &#224; des futurs artistes qui &#233;coutent comme ils pensent qu'un futur artiste doit &#233;couter. On n'en sort pas. Il y a des confusions autour du mot &#171; personnalit&#233; &#187; : il a pris le sens de quelque chose qui serait compl&#232;tement naturel, que des gens ont ou n'ont pas, tout comme le g&#233;nie de la cr&#233;ation, tout comme le &#171; look &#187; que l'on a ou que l'on n'a pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai appris que l'importance que l'on met dans ce que l'on dit pour l'autre, est un acte de personnalit&#233; : que c'est justement cet oubli de l'id&#233;e que l'on a de soi lorsque l'on s'adresse &#224; quelqu'un qui nous fait nous d&#233;couvrir, d&#233;border, devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens ne se d&#233;couvrent plus beaucoup depuis quelques ann&#233;es : la marchande de fruit est marchande de fruit, le S.D.F. dans le m&#233;tro parle aux gens avec le ton de l'id&#233;e qu'il se fait de leurs pens&#233;es sur les S.D.F., les interpr&#232;tes &#233;ternels des Moli&#232;re, Racine, s'appliquent &#224; montrer l'id&#233;e qu'ils se sont faits de la pens&#233;e de l'auteur, les musiciens ferment leurs yeux &#224; leur public, ce qui rend plus cr&#233;dible la difficile t&#226;che de trouver un &#171; bon feeling &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public, lui aussi toujours pr&#233;sent, observe ce qui se d&#233;roule sous ses yeux, il cherche &#224; comprendre quelque chose, peut-&#234;tre r&#234;ve-t-il doucement d'&#234;tre impliqu&#233; l&#224; o&#249; ce n'est pas encore possible ? L&#224; o&#249; il cessera de regarder se faire les choses, pour se mettre &#224; faire &#233;galement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gen&#232;se dans les d&#233;combres</title>
		<link>http://www.lesperipheriques.org/spip.php?article177</link>
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		<dc:date>2003-01-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile ROMA</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je me d&#233;couvre r&#233;ellement un affreux d&#233;sir de m'exprimer : m&#234;me si je croyais m'exprimer quand m&#234;me un peu, je viens de me rendre compte que c'est un d&#233;sir qui vient de se poser l&#224; et qui passe avant tout aujourd'hui.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lesperipheriques.org/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 0&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je me d&#233;couvre r&#233;ellement un affreux d&#233;sir de m'exprimer : m&#234;me si je croyais m'exprimer quand m&#234;me un peu, je viens de me rendre compte que c'est un d&#233;sir qui vient de se poser l&#224; et qui passe avant tout aujourd'hui.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors, je me demande ce que je veux r&#233;ellement exprimer. Ce que je veux justement exprimer aujourd'hui, ce sont ces capacit&#233;s que je crois avoir &#224; &#171; m'exprimer &#187;. N'ayant pas os&#233; le faire jusqu'ici, je veux, aujourd'hui agir &#224; les montrer. Je veux que ces capacit&#233;s soient utiles, maintenant que j'ai l'impression de pouvoir m'en servir. J'ai toujours pens&#233; qu'il &#233;tait utile de dire les choses, ce que j'ai tr&#232;s souvent fait, mais il m'est &#233;vident que je ne suis pas all&#233;e plus avant dans chaque chose que je voulais exprimer : je veux dire que je prends conscience maintenant, que j'ai beaucoup fait attention &#224; ce que je disais pour l'autre, mais que j'&#233;tais, malgr&#233; tout, effac&#233;e parce que sans me servir de cette &#171; esp&#232;ce de chose &#187; que je pr&#233;f&#233;rais cacher. Je n'avais pas le courage de voir cette &#171; image &#187; que j'avais de moi : image d'un &#171; moi qui ose l'ouvrir &#187; et qui ainsi se met en p&#233;ril, le p&#233;ril d'&#234;tre trop seule alors que je pense maintenant, au contraire, pouvoir en faire quelque chose, quelque chose avec les autres. La question reste &#224; savoir comment, par quels moyens ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui n'est pas un &#233;tat et ne peut pas se substituer &#224; aucun &#233;tat, ce qui est mouvement et N'APPARTIENT &#192; AUCUN &#194;GE, ce qui est le souffle de toute action et d&#233;borde les limites, ce qui est ouvert, tout cela, nous l'appelons &#034;JEUNESSE&#034;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La peinture peut &#234;tre un de ces moyens, c'est celui que j'utilise &#224; l'&#201;cole des Beaux-Arts de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela me semble maintenant une activit&#233; tellement silencieuse, tellement solitaire : tel un endroit o&#249; l'on se r&#233;fugie pour, ni se comprendre vraiment, ni comprendre vraiment les autres. Je refuse de croire que cela puisse &#234;tre toujours ainsi. C'est peut-&#234;tre un mouvement qui sera susceptible de donner une &#171; mouvance &#187; &#224; la peinture. En partant du fait que nous travaillons &#224; changer notre regard pour qu'il soit autre, la peinture ne devrait-elle pas, elle aussi, subir une transformation afin de se d&#233;gager de ses anciennes fonctions inutiles, de se placer autrement, de s'adapter &#224; ce monde dont elle aime s'exclure, loin duquel elle aime s'emmurer dans une tristesse qu'on ne peut nommer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la peinture se dit faire partie &#171; d'un autre monde &#187; ou d'en &#234;tre le beau compl&#233;ment. Elle est la plupart du temps, un refuge dans lequel s'enlisent les troubles personnels, individuels ; interpr&#233;tant les sentiments malades de la soci&#233;t&#233; malade. Ce qui est l'essentiel pour moi, serait de lui rendre un r&#244;le d'acteur, de faire qu'elle puisse agir par elle-m&#234;me &#224; travers moi : qu'elle puisse agir par elle-m&#234;me, &#224; travers chacun de ceux qui l'utilisent.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La jeunesse, per&#231;ue comme force de DEVENIR. La formule &#034;elle est form&#233;e&#034; se r&#233;f&#232;re &#224; l'&#233;ducation. La tournure &#034;elle se forme elle-m&#234;me&#034; traduit ce que la jeunesse fait, con&#231;oit, exprime, veut &#224; partir de la position qu'elle prend face &#224; l'&#233;ducation re&#231;ue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette peinture a exist&#233;, c'est dans l'histoire de l'art, dans le pass&#233;. Je parle de cette peinture qui a &#233;t&#233; &#233;v&#233;nement avant toute autre chose, ces &#233;v&#233;nements qui n'ont pu avoir lieu que par une transformation ant&#233;rieure en rapport &#224; leur contexte. Le contexte est autre : la peinture doit s'adapter, se d&#233;velopper dans le mouvement, le mouvement d'aujourd'hui. Il se trouve que les &#233;tudiants n'engagent pas, que je sache, de recherche de cet ordre. Pourquoi ? Je pense que tout simplement, ils ne savent que faire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup sont sensibles &#224; ce mouvement que traduit la crise, et qui agit sur leurs singularit&#233;s. Mais, au mieux, ils esp&#232;rent avoir leur place quand m&#234;me, au pire, ils n'esp&#232;rent rien et survivent comme ils le peuvent : dans les deux cas, ils survivent chacun selon leurs moyens. Quelle que soit l'attitude qu'ils adoptent par rapport &#224; ce mouvement circulaire, ils restent des interpr&#232;tes, des pions ballott&#233;s par des images de survie qui se disent &#234;tre la vie, des projets d'exposition qui n'am&#232;neront au mieux qu'un peu d'argent pour survivre &#224; la vie. Chacun se replie sur soi-m&#234;me et survit &#224; sa petite victoire, &#224; son d&#233;sespoir. D&#233;sespoir que l'on peut voir dans certains squats, d&#233;finis comme des lieux o&#249; l'on fait des &#171; cr&#233;ations &#187;, o&#249; l'on y trouve des &#171; singularit&#233;s qui ne cherchent pas &#224; le devenir &#187; par ironie, par d&#233;rision d'un d&#233;sarroi qu'ils font vivre par la r&#233;signation m&#234;me de survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne m&#233;prise pas les gens, je m&#233;prise cette r&#233;signation &#224; la mort lente qui refuse de comprendre mais surtout qui reste dans un pr&#233;sent qui fait le pass&#233;, sans envisager un avenir autre : un avenir &#171; autre &#187;, n'arrive pas &#171; comme &#231;a &#187;. Il se d&#233;couvre, il doit &#234;tre cherch&#233; tout comme la jeunesse. Il faut prendre conscience maintenant, tout de suite qu'en ne pensant pas &#224; l'avenir, on ne devient pas, et en ne cherchant pas &#224; devenir, on meurt doucement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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