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	<title>LES PERIPHERIQUES VOUS PARLENT</title>
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		<title>Consid&#233;rations sur la fin de la fin du travail </title>
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		<dc:date>2003-06-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain CAILLE, Yovan GILLES</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans ce premier entretien, Alain Caill&#233; &#233;claire les raisons pour lesquelles les individus &#233;prouvent de plus en plus de peine &#224; trouver du sens &#224; leur travail.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lesperipheriques.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans ce premier entretien, Alain Caill&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Alain Caill&#233;, directeur de La Revue du MAUSS, est professeur de sociologie (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;claire les raisons pour lesquelles les individus &#233;prouvent de plus en plus de peine &#224; trouver du sens &#224; leur travail. La soci&#233;t&#233; de consommation de masse accule les salari&#233;s &#224; louvoyer dans des cercles s'av&#233;rant plus vicieux que vertueux quand occuper un emploi devient le seul moyen de s'affranchir du travail et, quand le &#034;travailler pour consommer&#034; tient lieu d'une &#233;mancipation illusoire dont les individus peinent &#224; se d&#233;partir. Ce premier entretien fait &#233;galement une large place au r&#233;cit des &#233;volutions sociales et &#233;conomiques de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es qui ont vu des reformulations successives du rapport au travail. Dans l'entretien qui para&#238;tra dans le prochain num&#233;ro, nous aborderons les possibilit&#233;s d'alternatives &#224; un salariat de plus en plus fragilis&#233; autant par les mutations technologiques que par la d&#233;saffection d'une soci&#233;t&#233; qui tend irr&#233;sistiblement vers la marginalisation du temps de travail, moins &#224; l'avantage du loisir qu'&#224; celui d'un temps libre qui serait consacr&#233; &#224; la r&#233;alisation de soi.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Extrait&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;(...) Notre revue critiquait tr&#232;s fortement la subordination g&#233;n&#233;rale aux valeurs du travail au nom des valeurs de lib&#233;ration humaine par le non-travail, c'est-&#224;-dire par l'action. C'est dans ce sillage que nous avons &#233;t&#233; les premiers en France &#224; plaider pour l'institution d'un revenu minimum inconditionnel, non une allocation universelle, mais ce que j'ai appel&#233; un revenu de citoyennet&#233;. La justification en a &#233;t&#233; simple et je crois encore l&#233;gitime : ce qu'il s'agissait de faire advenir &#224; travers une telle mesure, en tout cas dans mon esprit, c'&#233;tait la reconnaissance par la soci&#233;t&#233; d'une pluralit&#233; des valeurs ultimes, autrement dit, une pluralit&#233; des modes d'existence possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut faire place &#224; ceux qui veulent travailler et s'enrichir, ce qui est un choix l&#233;gitime et concevable, pourquoi ne pas faire place &#233;galement &#224; ceux qui d&#233;sirent &#233;chapper &#224; la condition salariale et qui, in&#233;luctablement, sont enclins &#224; accepter une certaine pauvret&#233; (mais non la mis&#232;re), laquelle repr&#233;sente la contrepartie d'un d&#233;sir d'art, d'aventure, d'oisivet&#233; consentie ou, tout bonnement, de renoncement volontaire au travail ? L'id&#233;e de ce revenu &#233;tait, par cette valorisation de la pluralit&#233; humaine, de favoriser la d&#233;mocratie. C'est ainsi qu'en 1987 nous avons fait para&#238;tre un premier num&#233;ro sur cette question. Le Revenu Minimum d'Insertion a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; quelque temps apr&#232;s, fin 88 d&#233;but 89 sous le gouvernement Rocard. Rappelons-nous le climat de l'&#233;poque. Le RMI a &#233;t&#233; per&#231;u comme la cr&#233;ation d'un revenu minimum inconditionnel, ce qu'au bout du compte il n'a pas &#233;t&#233;. Cette inconditionnalit&#233; apparaissait pourtant comme l'aboutissement normal d'un processus de civilisation et d'humanisation dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; prosp&#232;re. Il y avait &#224; l'&#233;poque encore relativement peu de ch&#244;mage par rapport &#224; ce qu'on conna&#238;trait par la suite, et les quelques centaines de milliers de ch&#244;meurs apparaissaient comme une incongruit&#233; absolue et intol&#233;rable dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; civilis&#233;e. Aussi, pour tout le monde, il &#233;tait admis que ceux qui n'avaient pas pu raccrocher le train de la prosp&#233;rit&#233; b&#233;n&#233;ficient d'un tel revenu. (...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alain Caill&#233;, directeur de La Revue du MAUSS, est professeur de sociologie &#224; Paris X-Nanterre o&#249; il dirige le GEODE (Groupe d'&#233;tude et d'observation de la d&#233;mocratie), associ&#233; au CNRS, et le DEA Soci&#233;t&#233;, &#233;conomie et d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derniers livres parus : &lt;i&gt;Anthropologie du don&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le tiers paradigme&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Descl&#233;e de Brouwer&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Association, d&#233;mocratie et soci&#233;t&#233; civile&lt;/i&gt; (avec J. L. Laville, P. Chanial et Alii) &#224; La D&#233;couverte/MAUSS, 2000 ; &lt;i&gt;Histoire raisonn&#233;e de la philosophie morale et politique&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le bonheur et l'utile&lt;/i&gt; (sous la direction de A. Caill&#233;, C. Lazzeri et M. Senellart) &#224; La D&#233;couverte, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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