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Numéro 23 WEB
A propos de "15 ans d’actions et pensées périphériques"
par Frédéric Mallon [photos de Andrea Paracchini]

Sommaire

Le 16 décembre dernier, nous avions organisé une journée intitulée 15 ans
de pensées et d’actions périphériques. Nous publions ici des textes qu’un
participant nous a fait parvenir à la suite de cette journée. Echos de la
pensée, jeux de mots et d’esprit, humeur et subtilité. Nous remercions
vivement ici son auteur, Frédéric Mallon.

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15 ans de pensées et d’actions des périphériques, ça vous parle ? On les a fêtés le 16 décembre 2007. Les Périphériques vous parlent, mouvement de pensée à haut risque d’instabilité, engage le corps, et transforme la pensée. Les "Spécious daîmon" annoncent la couleur des sons. Il faut savoir se perdre dans la musique pour s’y frayer un chemin pour de nouveaux possibles. Gibus de Soultrait, le surfer de la pensée en sait quelque chose. Jean-Marie Pradier nous introduit à l’ethnoscénologie en annonçant un scoop, Dieu s’est incarné en homme, et l’homme lui se désincarne. Cristina Bertelli est une Italienne incorruptible, mais j’ai pu lui glisser ma main dans sa main, pour lui dire au revoir et merci. Elle m’a demandé si je voulais m’abonner, je lui ai dit non merci, je préfère le pallier éveillé. Roger Langlet a le don de faire parler la langue des corrupteurs... A-t-il pour cela gagner un prix ? Un homme qui n’est pas à vendre vaut-il encore quelque chose ? Jean-Luc Ménard avec ses POP, diffuse dans la salle un frisson toxique, la pollution est partout, alors qu’on pourrait la rendre partielle ; c’est alors que Riccardo Petrella prend la parole pour nous dire qu’un Italien parle même quand il n’a rien à dire ? imaginez un peu le contraire et vous verrez que c’est également impossible, surtout après un vert d’eau rouge. Birgit Yew, la violoncelliste déchaînée, passe d’un monde musical à l’autre comme si elle sautait d’une corde à l’autre, sans frontière ; Et puis Melissa Cascarino, dans sa danse des cent pas pieds me noie dans un flot d’émotion... Ke Wen danse, s’agite comme un coquelicot au vent, ses mains comme des éventails déplacent les ombres pour mieux révéler les jeux de lumières...débordement de notions, la musique ou la danse, la musique est la danse, la danse influe sur les musiciens, sûrs de rien, le doute s’installe durablement léger comme un souffle. André S. Labarthe n’est pas au bout du rouleau, sous ses talons un papier collé annonce au gallot son désire d’écrire un truc comme un fleuve agité par des vagues de pensées de la Seine à Rio. Il voudrait écrire quelque chose que ne tarit pas. Parles-moi de Rita... Marc’o... Tu crois que c’est le moment de rouler un patin aux périph où de prier Sainte Rita ? Yovan Gilles est plein de perplexité, tout existé, rue des récollets, ça décolle. Il est temps laisser la parole à Jean Pierre Robinot. Le vin est en devenir. Salle de la Chapelle une affiche se décolle du mur, comme une prière urgente "existence, résistance".

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Les pensées en actions des périphériques tournent depuis quinze ans. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Ah bon ! Sinon rien ne va plus, les œufs sont gelés ! La parole est prise en otage par des extincteurs de voies. Nous sommes ferrés, pris à l’âme son. Le vide est haut, profond, vertige alors qu’ailleurs rien ne pousse. Il faut mettre les pieds dans le pas ; Se mettre en marche. Quand j’ai vu André S. Labarthe sortir des toilettes, loin d’être au bout du rouleau. avait du papier collé sous son talon de sa chaussure. C’est bon signe. J’ai tout de suite compris qu’il allait nous écrire un truc au galop qui lui tenait à cœur. Le tiercé dans l’ordre des gagnants il s’en fou. Il nous a montré son dernier film Rita. Rita l’attire jusqu’à l’ombre de la salle la plus obscure de projection : l’inconscient. Non, le cinéma n’est pas "le- ça ni le sa enfermé dans un système de communication. La télévision a les crans d’arrêts. Elle pique, et repique, mais ne connaît rien à la couture, alors je ne vous parle pas de la haute. L’art cinématographique. Cou...COUPÉ !Assez "d’Art-t®op cité" ! Antonin voyait grand, il déchirait l’écran, c’est pour cela qu’il aurait dû prendre les voiles, car la vérité n’est pas une croyance. Alors faisons-le passé pour fou. Nous allons tellement l’éclater, le démembrer, qu’il n’arrivera jamais à recoller tous les morceaux. Le programme des périphériques est dense. C’est paradoxal de rapprocher ces deux mots. "Paradoxal" et "danse". Pourquoi pas, il y a bien dans le sommeil une phase qui s’appelle "la phase du sommeil paradoxal". Il faut endormir toutes les logiques pour atteindre l’éveil des sens, giratoire ou pas. Danse-musique-muisque-danse qui sait qui invite l’autre à la désarticulation du contexte. Écrire, oui, mais autrement, libérer la parole, donnons à boire à la bouche des cousus, des sans- voix, avec du vin bio, naturel, pas trafiqué , sans affluence ... Le fer à re-passé est terminé, la planche de salut est le rouleau créateur contre le rouleau compresseur. "La toile est morte ! Vive la toile où l’art a régné" ! nous sommes lassés des discours politiques. C’est l’expansion créatrice qui nous fait avancer. Il se mêle de chaussure, le para lithique saute debout sur ses jambes, il marche. Il ne fonctionne plus, il marche, il bondit comme un tigre surgissant là où on ne l’attendait pas.

L’argent secrète le silence.

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Trajectoires et détournement de la journée

Le Mouvement est à haut risque d’instabilité.
Le corps forge aussi la pensée
. Le surf ou l’équilibre dans le déséquilibre soustrait le corps du poids de la pensée. Dans le rouleau de la vague, le surfer se frotte à la dualité dans l’espoir secret de ne faire qu’un avec l’élément. La créativité infinie de la nature oblige le surfeur à s’adapter en permanence à la nouveauté. Rien n’est figé et la pensée ne peut se reposer sur aucun modèle.La scène accepte aussi les vagues sismiques créatrices du chaos initial. La qualité de l’eau du vin en devenir façonne le vigneron. Les Barbares arrivent avec gourmandise et entrent en collision avec des Yamakasi. Il y a collusion d’intérêt dans l’expression. Il est urgent de le dire pour ne plus être des patients passifs : la corruption est un polluant organique persistant. Un Italien parle, même quand il n’a rien à dire n’est-ce pas Ricard-d’eau ? André S. Labarthe filme le poids des mots. Le match est perdu d’avance, crois-tu qu’il s’en balance ? La philosophie est une terre fertile, c’est le terrain de jeu de l’acteur ; elle créolise les Identités pour revenir à l’universalité. Si on ne fait rien, 1’enfant ne sera plus, sensible aux conditions initiales du Citoyen en France. Pour être un Philosophe debout il faut extraire La voix des coulisses, Enivrons-nous ! Car la langue ainsi se délie du délit de l’interdit. La parole est emmurée dans un silence intériorisé. Seul l’imaginaire peut défragmentée la mondialité. Il vaut mieux faire des rencontres Glissantes entre le Chat et l’oiseau, des tracteurs étranges se mettent alors en marche par des lois attractives pour labourer les champs de la pensée. Tremblement, la terre Accouche d’un nouvel homme- Patine-moi un périph, oh oui Je Juy ! La danse de l’énergie centre les temps du corps. Il faut du Soleil cou coupé avant de voir en avant-première le dernier film d’André S. Labarthe. Sinon, l’overflow est ouvert au public. Vivez L’art avant qu’il ne vive en vous.

Yaka faucon de l’Art fécond.

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